La Fonderie de Bretagne a été placée en liquidation judiciaire ce jeudi 15 octobre à Caudan (Morbihan). Aucun repreneur ne s’étant manifesté, l’usine et ses 244 salariés sont directement concernés par cette décision.

Créée il y a 60 ans par Renault, la Fonderie de Bretagne a été placée en liquidation judiciaire ce jeudi 15 octobre, faute de repreneur, selon la CGT. Aucune offre de reprise n’avait été déposée pour l’entreprise et ses 244 salariés. À Caudan, c’est un drame humain et industriel.
La responsabilité de l’État est énorme. Il y avait des solutions, mais le gouvernement est resté inactif. « Je suis très en colère. Pour moi, le boulot n’a pas été fait. L’État aurait dû prendre ses responsabilités », dénonce Éric Blanchier, délégué CGT.
De son côté, Franck Carpentier, avocat du comité social et économique (CSE), appelle à la mobilisation « pour préserver cet outil » industriel. « Ce n’est pas parce que la Fonderie est aujourd’hui liquidée que demain ou après-demain, on ne peut pas utiliser ce site dans le cadre d’un autre projet industriel », rappelle-t-il. L’avocat souhaite ainsi éviter que le site de Caudan soit « vendu à la découpe ».
Jean-Luc Mélenchon a également réagi sur le réseau social X : « La liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne est une calamité industrielle entièrement due à la politique du gouvernement. Que ce gouvernement ne détruise pas tout avant de partir ! L’usine, les ouvriers et le site doivent être maintenus par une nationalisation temporaire, le temps que nous arrivions au pouvoir pour garantir la souveraineté industrielle ! Pensées solidaires à tous les ouvriers et à leur famille. »