La Fonderie de Bretagne, située à Caudan et spécialisée dans la fabrication de pièces en fonte destinées notamment aux suspensions et aux systèmes d’échappement automobiles, a été placée en redressement judiciaire pour cessation de paiements. La décision a été rendue vendredi par le tribunal de commerce de Lorient.

Reprise en 2024 par le groupe Europlasma, l’entreprise, qui emploie 245 salariés, dispose désormais d’un délai jusqu’au 17 juillet pour réunir 3 millions d’euros afin d’assurer la poursuite de son activité. À défaut, une liquidation judiciaire pourrait être prononcée.
« Si les 3 millions d’euros ne sont pas trouvés, ce sera la liquidation », a déclaré Éric Guyomard, délégué syndical CGT, à l’issue de l’audience tenue à huis clos. En revanche, si ce financement est obtenu, la procédure de redressement judiciaire permettra de poursuivre la recherche d’un repreneur.
Lors de la reprise du site, Europlasma, spécialiste de la reprise d’entreprises industrielles en difficulté, s’était engagé à investir dans l’usine de Caudan. Selon Maël Le Goff, secrétaire général de la CGT de la Fonderie de Bretagne, l’ensemble des investissements promis n’a toutefois jamais été réalisé.
Devant le tribunal, près de 200 personnes s’étaient rassemblées dans l’attente de la décision. L’annonce du redressement judiciaire a été accueillie avec soulagement. « Je m’attendais au redressement, pas à la liquidation, car la fonderie mérite d’exister », a réagi Éric Blanchier, salarié et élu CGT. « Maintenant, il faut que des personnes sérieuses prennent les commandes de l’usine », a-t-il ajouté.
Les difficultés rencontrées par Europlasma dépassent le seul site de Caudan. Sa filiale Satma Industries a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Grenoble le 2 juin, tandis que FP Industries est vouée à la liquidation.