« Pour nos services publics, pour nos salaires : trop, c’est trop ! »

Les choix politiques de nos gouvernants ont entraîné un effondrement drastique du pouvoir d’achat des personnels du ministère, qu’ils soient fonctionnaires, ouvriers d’État ou contractuels.
Alors que la Loi de programmation militaire prévoit 413 milliards d’euros, auxquels 36 milliards ont été ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises, 211 milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises, sans contrepartie, sans évaluation et sans contrôle.
Dans le même temps, les gels et annulations de crédits, de 6, 8, voire 10 milliards d’euros, frappent la fonction publique et nos systèmes de protection sociale, déjà soumis à la moulinette de l’austérité budgétaire.
Résultat : les personnels civils de la Défense sont laissés pour compte. Mais ils ne sont pas les seuls à en subir les conséquences. C’est l’ensemble des citoyens et des usagers qui sont concernés, avec des droits de moins en moins garantis et des besoins de moins en moins satisfaits.
En 25 ans, le point d’indice a perdu près de 30 % de sa valeur. La smicardisation frappe comme jamais : 862 000 agents publics perçoivent désormais une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC. Il en va de même pour un nombre croissant d’ouvriers d’État.
À l’approche de l’examen du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, il y a fort à craindre que les personnels du ministère et de la fonction publique fassent, une nouvelle fois, les frais de l’austérité budgétaire.
Alors que la Cour des comptes appelle à un effort sur la masse salariale des agents de la fonction publique, on peut légitimement craindre une nouvelle année blanche.
D’autres choix sont possibles et nécessaires
La FNTE-CGT s’inscrit dans les revendications confédérales, notamment :
- L’augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, indexée sur l’inflation ;
- La refonte des grilles indiciaires, intégrant la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
- L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- Le rétablissement à 100 % des rémunérations en congé de maladie ordinaire ;
- L’abrogation du jour de carence ;
- La création d’emplois de fonctionnaires et la titularisation des contractuels.
La CGT appelle l’ensemble des agents à se réunir en assemblées générales pour :
- débattre de leurs revendications ;
- construire une journée massive de grève et de manifestations.
De l’argent, il y en a pour financer d’autres choix, sans faire d’amalgame entre impôt et cotisation sociale : pour des services publics, une fonction publique et une protection sociale au service du progrès social.
Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre, imposons d’autres choix !