À Lorient, les bateaux restent au port. En cause : un gasoil qui dépasse désormais 1 euro le litre, rendant toute sortie en mer non rentable.

En quelques mois, le choc est brutal : de 60 centimes en début d’année à 1,05 euro aujourd’hui, après déjà 82 centimes la semaine dernière. Une hausse fulgurante qui met les pêcheurs à genoux.

« On n’a aucun levier », dénonce Jérôme Nicol, directeur d’exploitation de la pêche artisanale de Keroman. Entre prix du carburant incontrôlable et quotas imposés, la profession est prise en étau. Résultat : certains armements stoppent leurs activités pour alerter.

Malgré une aide de 20 centimes par litre, l’Apak Armement ne tient plus. Ses six bateaux basés à Lorient vont cesser de naviguer. « Sans soutien concret, c’est toute la pêche locale qui est menacée », prévient l’entreprise.

Les pêcheurs réclament une mesure d’urgence : une remise de 40 centimes par litre. Sans réponse rapide, les bateaux pourraient rester à quai longtemps.

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